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Je suis tombée dans le piège de la bienveillance

J’ai peur que mes enfants deviennent de mauvaises personnes !
La solution c’est la bienveillance, si tu es bienveillante avec tes enfants, ils seront bienveillants avec toi et les autres.

Très bien ! Je vais être à l’écoute de mon enfant et répondre à tous ses besoins.

(Quelque temps après)

Je craque !
Bah oui ! Caroline, Bienveillance ne veut pas dire Laxisme.

Mais comment être bienveillant tout en étant cadrant ?

Tout est une histoire d’équilibre. Nous ne vivons pas seul, nous sommes entourés de personnes qui ont des besoins et nous avons nos propres besoins. Si nous prenons tout le temps en compte les besoins de notre enfant alors nous n’existons plus, nous nous épuisons et du ressentiment naît. Nous amenons notre enfant vers la tyrannie. Notre enfant ne pourra pas trouver le chemin pour répondre seul à ses besoins et il ne pourra pas apprendre à contrôler ses émotions quand il n’est pas possible de répondre à son besoin.

Quand on se tourne vers notre enfant pour répondre à l’un de ses besoins, soit on ne voit aucun inconvénient à y répondre, tous les feux sont au vert (humeur familiale, logistique…), soit quelque chose empêche d’y répondre.

Mais alors on fait quoi ?
On ne culpabilise pas parce qu’on sait qu’y répondre ne sera pas possible. On accueille le sentiment et le besoin de notre enfant.

Mais comment ?
Plusieurs outils peuvent être utilisés l’imaginaire, le silence, quelques mots ou encore la reformulation. L’idée c’est que le besoin de l’enfant soit entendu et reconnu.

Et si je fais tout ça et que mon enfant continue, il n’en démord pas ?
Il s’agit de rester cadrant et s’il vient à pleurer de ne pas le laisser seul mais de l’accompagner dans sa détresse en l’écoutant, le soutenant (mais pas en répondant à son besoin qui est une chose impossible pour quelque raison que ce soit).
Voici un lien d’une vidéo de Catherine Gueguen sur les neurosciences. Nos enfants ont besoin de nous.

Et mes besoins ?
Nous sommes des exemples pour nos enfants, si nous répondons à nos besoins et que nos enfants sont spectateurs de cela, ils auront la chance d’avoir des pistes supplémentaires pour agir seul.
La bienveillance s’applique à soi-même, répondre à nos besoins (quand cela est possible) est important. Si j’ai mal dormi, j’ai besoin de sommeil, je suis irritable. La bienveillance c’est peut-être de faire une sieste, de boire un café ou tout simplement de le prendre en compte notre fatigue dans le déroulement de la journée. Si mon enfant souhaite faire un jeu avec moi mais que je n’aime pas ce jeu, je lui dis. Si je me force je ne serais pas souriante ou je voudrais que cela passe vite. Je peux lui proposer un autre jeu.
Prenons l’exemple des consignes de sécurité dans un avion, on demande aux parents de mettre le masque pour l’oxygène en priorité sur leur visage et ensuite de s’occuper du masque de leur enfant. S’occuper de soi pour être disponible pour l’enfant.

 

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