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Je suis tombée dans le piège de la bienveillance

Je vous partage un dialogue entre mes pensées et mes prises de conscience à l’arrivée de mon premier enfant.

Moi : J’ai peur que mon enfant devienne une mauvaise personne ! / Je souhaite que mon enfant devienne un adulte autonome et heureux

Prise de conscience : La solution c’est la bienveillance, si tu es bienveillante avec ton enfant, il sera bienveillant avec lui-même, avec toi et les autres.

 

Moi : Je serai donc à l’écoute de mon enfant et je répondrai à tous ses besoins.

 

Quelque temps après

 

Moi : Je craque !

Prise de conscience : Bah oui ! Caroline, Bienveillance ne veut pas dire Laxisme.

 

Moi : Mais comment être bienveillant tout en étant cadrant ?

Prise de conscience : Tout est une histoire d’équilibre. Nous ne vivons pas seul, nous sommes entourés de personnes qui ont des besoins et nous avons nos propres besoins. Si nous prenons tout le temps en compte les besoins de notre enfant alors nous n’existons plus, nous nous épuisons et du ressentiment naît. Nous amenons notre enfant vers la tyrannie. Notre enfant ne pourra pas trouver le chemin pour répondre seul à ses besoins et il ne pourra pas apprendre à contrôler ses émotions quand il n’est pas possible de répondre à son besoin.

Quand on se tourne vers notre enfant pour répondre à l’un de ses besoins, soit on ne voit aucun inconvénient à y répondre, tous les feux sont au vert, soit quelque chose empêche d’y répondre.

 

Moi : Mais alors on fait quoi ?

Prise de conscience : On lâche prise par rapport à la culpabilité qui pourrait nous envahir parce qu’on sait que répondre au besoin de notre enfant ne sera pas possible. On accueille le sentiment et le besoin de notre enfant.

 

Moi : Mais comment ?

Prise de conscience : Plusieurs outils peuvent être utilisés :

  • l’imaginaire,
  • le silence,
  • quelques mots
  • ou encore la reformulation.

L’idée c’est que le besoin de l’enfant soit entendu et reconnu pour ouvrir sa créativité. Il sera plus disponible pour trouver le moyen d’y répondre seul.

 

Moi : Et si je fais tout ça et que mon enfant continue, il n’en démord pas ?

Prise de conscience : Ne pas le laisser seul avec l’émotion qui le traverse, l’accompagner dans sa détresse en l’écoutant, le soutenant et à la fois rester cadrant en ne répondant pas à son besoin qui est une chose impossible pour quelque raison que ce soit.

Voici un lien d’une vidéo de Catherine Gueguen Pédiatre.

https://www.youtube.com/watch?v=DvcJtn7ZCfU

 

Moi : Et mes besoins ?

Prise de conscience : Nous sommes des exemples pour nos enfants, si nous répondons à nos besoins et que nos enfants sont spectateurs de cela, ils auront la chance d’avoir des pistes supplémentaires pour agir seul.

La bienveillance s’applique à soi-même, répondre à nos besoins (quand cela est possible) est important. Si j’ai mal dormi, j’ai besoin de sommeil, je suis irritable. La bienveillance c’est peut-être de faire une sieste, de boire un café ou tout simplement de prendre en compte notre fatigue dans le déroulement de la journée.

Si mon enfant souhaite faire un jeu avec moi mais que je n’aime pas ce jeu, je lui dis. Si je me force je ne serai pas souriante ou je voudrai que cela passe vite. Je peux lui proposer un autre jeu.

Prenons l’exemple des consignes de sécurité dans un avion, on demande aux parents de mettre le masque pour l’oxygène en priorité sur leur visage et ensuite de s’occuper du masque de leur enfant. S’occuper de soi pour être disponible pour l’enfant.

 

Caroline.

 

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