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Pourquoi les enfants sont plus difficiles aujourd’hui ?

Cette question m’est posée régulièrement quand je partage mon activité professionnelle.

« Enfants difficiles » sont les termes qu’utilisent les adultes pour parler des enfants aux comportements dérangeant.

Pourquoi les enfants sont perçus comme plus difficiles aujourd’hui ?

Voici des pistes de réflexions :

Avant, nous parlions moins des enfants difficiles, les parents avaient honte. Aujourd’hui les parents demandent de plus en plus d’aide.

Avant les adultes avaient facilement recourt aux châtiments corporels, les enfants difficiles étaient battus. Un enfant subissant des violences, de par le stade de développement de son cerveau, n’est pas capable de prendre du recul, il fuit, est sidéré ou encore agresse. L’enfant se tait ou reçoit une autre claque.

L’enfant joue moins dehors comme il le faisait il y a quelques années. Sous prétexte que « Le monde est plus dangereux aujourd’hui. » les parents gardent leur enfant en sécurité à la maison. L’enfant passe moins de temps à l’extérieur, en liberté, à grimper, sauter, échanger avec d’autres enfants, en contact avec la nature. Le jeu à l’extérieur permet au cerveau de l’enfant de se développer correctement et de sécréter les hormones nécessaires pour son bon développement.

Les nouvelles technologies, auxquelles les enfants sont trop souvent exposés, perturbent le bon développement du cerveau.

Aujourd’hui, les parents souhaitent être des guides plutôt que des chefs. Ils veulent faire autrement que l’éducation qu’ils ont reçue et en même temps ils ne savent pas comment faire.

Les différentes postures au sein du couple. L’un des parents souhaite être un guide alors que le second veut être un chef.

L’avis et les conseils de l’entourage. Certains parents sont bien au clair avec ce qu’ils souhaitent pour leur éducation et donc pour leur relation avec leurs enfants et en même temps la société les met constamment dans le doute. Les conseils et avis de l’entourage peuvent avoir un impact important et mettre à mal les idées premières.

Les parents sont isolés, leur famille n’est pas dans la région. Un enfant ne s’élève pas seul. Les parents ont besoin de moments de pause pour continuer à être positifs.

Ces 4 dernières propositions risquent de créer de l’insécurité chez le parent, des tensions et donc de l’insécurité et de l’angoisse chez l’enfant dont le cerveau est en plein développement.

Un enfant face à une situation stressante, angoissante, de par le stade de développement de son cerveau ne peut analyser la situation et se calmer. C’est son cerveau archaïque qui prédomine (fuite, sidération, agression). Il va sécréter des hormones comme le cortisol qui vont bloquer et ralentir le développement du cerveau.

Le cerveau de l’enfant au fur et à mesure de ses expériences angoissantes, de stress, violentes ou encore insécurisantes sera à la merci de ces hormones néfastes et ne pourra pas construire les connections neuronales dont il a besoin pour prendre du recul.

Le cerveau archaïque de l’enfant ne se connectera pas correctement à son cerveau supérieur et à chaque nouvelle situation angoissante ses seules stratégies seront la fuite, la sidération ou l’agression.

C’est un cercle vicieux.

L’enfant a besoin d’être accompagné dans les émotions et sentiments qu’il vit. Il a besoin de trouver ses propres stratégies pour que son cerveau construise les bonnes connections neuronales et puisse les réutiliser le moment venu.

Caroline RIVIERE

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